Journée à l'île d'Elbe...
Publié : 04 sept. 2013, 22:15
Depuis le temps que Papounet et Mamounette avaient envie de la découvrir! Eh bien, c'est chose faite! Qui? Mais l'île d'Elbe, pardi! Elbe, si proche et si lointaine... De jour, de chez nous, on voit ses côtes, si pareilles aux nôtres, se découper dans l'azur et la nuit, on peut y suivre le périple des phares des voitures. Oui, si proche... mais pour y aller, il fallait prendre un bateau jusqu'au continent italien, à Piombino, puis un autre de Piombino à Portoferraio, la capitale. Une expédition! Alors que, cet été, plusieurs fois par semaine, un bateau partait de Bastia et vous y conduisait en une heure et demie.
Nous avons attendu que les touristes désertent un peu nos côtes et lundi, hop! En bateau!
Vous le savez, pour moi, à même pas un an, c'est presque la routine. Que voulez-vous? C'est sans doute le lot des shishis insulaires.
Le bateau partait à 7 heures! Les voitures devaient donc être sur le port à 6 heures! Bon, pour moi, pas de problème! Quelle que soit l'heure, je me réveille de bonne humeur. Ensuite, pourvu que je sois avec Papounet et Mamounette, j'irais jusqu'au bout du monde.
Me voici, découvrant Portoferraio, dans les bras de Papounet.

A 8 heures 30, nous étions déjà dans un bar bien italien avec leurs cafés serrés et les petites douceurs dont ils ont le secret.
Puis tour de l'île en voiture. Superbes paysages qui ressemblent fort aux nôtres mais, pour être franche, je dois dire que Papounet et Mamounette étaient un peu déçus : route tracée loin de la côte, difficultés pour se garer et admirer les points de vue, plages privées et bondées. Il faut dire que sur notre île et surtout notre région, nous sommes peut-être un peu trop gâtés...
Mais des points positifs, ô combien! De charmants petits villages, deux villes (Portoferraio et Porto Azzurro) à taille humaine, une gastronomie que Papounet et Mamounette adorent et un accueil à l'italienne, professionnel et chaleureux... surtout lorsqu'ils découvraient que nous étions des voisins.
L'après-midi, promenade dans Portoferraio. A pied ou plutôt... à pattes! Qui a dit que les shishis n'étaient pas résistants? J'ai parcouru des kilomètres, à travers la ville puis du port à la citadelle et sous un soleil de plomb! Papounet voulait me prendre dans ses bras. Refus catégorique de ma part : je ne suis pas une mauviette! Pourvu que nous fassions une petite halte à l'ombre de temps en temps et que je puisse avoir quelques gorgées d'eau (Mamounette y veille!) et je me sens de taille à crapahuter pendant des heures.
Repos forcé pendant quelques instants néanmoins. Enfin,même si Mamounette n'en avait pas trop envie, visite du musée Napoléon (vous savez la maison où il a vécu à partir du moment où il a été obligé de renoncer au pouvoir jusqu'au moment où l'ennui l'a poussé à tenter l'aventure de la reconquête). Oui, Mamounette n'apprécie pas trop le personnage. Elle fulmine quand elle se rend compte qu'il est le personnage le plus connu de notre île. Elle, elle préfère Pascal Paoli, le Père de la Patrie, selon elle. Elle ne comprend pas que celui qui faisait l'admiration des Philosophes des Lumières et qui avait donné le droit de vote aux femmes... en 1755 soit si peu connu hors de notre île.
Bon, revenons à notre musée. Il n'était pas interdit aux femmes. Quoique... avec la misogynie du sieur qui y avait vécu, ce n'aurait pas été étonnant... Mais il nous était interdit, à nous!!! Avis aux copains! Du coup, je n'ai vu que l'affiche de l'entrée.

Et le jardin...

L'intérieur, pas très grand et fermé, de plus, par endroits pour travaux, Papounet et Mamounette ne l'ont pas visité ensemble. L'un me câlinait dehors à l'ombre pendant que l'autre parcourait les salles au pas de course... comme un hussard, aurait dit celui qui avait habité ces lieux.
Quelques photos tout de même...

La plus grande salle. C'est dire si cela devait le changer des palais auxquels il s'était habitué...
Et la chambre de sa soeur Pauline.

Je dois avouer que cela a (un peu) ému Mamounette. Elle a le coeur tendre, la pauvrette, et quoi qu'elle puisse penser avec sa raison, une petite voix lui disait que cette villa, malgré la vue somptueuse qu'elle offrait, n'avait pas été la maison du bonheur. Cet éloignement forcé avait dû provoquer chez le pauvre exilé (un exilé est toujours pauvre...) une douloureuse prise de conscience. En effet, à part sa mère, Pauline fut la seule de la famille à rendre visite à Napoléon à Elbe. Lui qui avait tant fait pour eux...
Mais vous connaissez les shishis! Dès son retour près de moi, quelques léchouilles pleines de tendresse (et de bave
) et Mamounette avait retrouvé son sourire...
Ensuite, descente vers le port. Station prolongée dans un bar et direction le quai. Départ prévu à 20 heures. Il fallait donc y être à 19 heures. Retour sans problème...
Une journée bien remplie, ne trouvez-vous pas? Les parents, toujours inquiets, craignaient que cela ne m'ait fatiguée. Eh bien, un profond dodo réparateur et le lendemain, j'étais prête pour de nouvelles aventures... Mais ils ont préféré que je reste au calme. Dommage!
Mille léchouilles, Tatas et Tontons... pour me faire pardonner ce si long post.
Hoxane.
Nous avons attendu que les touristes désertent un peu nos côtes et lundi, hop! En bateau!
Vous le savez, pour moi, à même pas un an, c'est presque la routine. Que voulez-vous? C'est sans doute le lot des shishis insulaires.
Le bateau partait à 7 heures! Les voitures devaient donc être sur le port à 6 heures! Bon, pour moi, pas de problème! Quelle que soit l'heure, je me réveille de bonne humeur. Ensuite, pourvu que je sois avec Papounet et Mamounette, j'irais jusqu'au bout du monde.
Me voici, découvrant Portoferraio, dans les bras de Papounet.

A 8 heures 30, nous étions déjà dans un bar bien italien avec leurs cafés serrés et les petites douceurs dont ils ont le secret.
Puis tour de l'île en voiture. Superbes paysages qui ressemblent fort aux nôtres mais, pour être franche, je dois dire que Papounet et Mamounette étaient un peu déçus : route tracée loin de la côte, difficultés pour se garer et admirer les points de vue, plages privées et bondées. Il faut dire que sur notre île et surtout notre région, nous sommes peut-être un peu trop gâtés...
Mais des points positifs, ô combien! De charmants petits villages, deux villes (Portoferraio et Porto Azzurro) à taille humaine, une gastronomie que Papounet et Mamounette adorent et un accueil à l'italienne, professionnel et chaleureux... surtout lorsqu'ils découvraient que nous étions des voisins.
L'après-midi, promenade dans Portoferraio. A pied ou plutôt... à pattes! Qui a dit que les shishis n'étaient pas résistants? J'ai parcouru des kilomètres, à travers la ville puis du port à la citadelle et sous un soleil de plomb! Papounet voulait me prendre dans ses bras. Refus catégorique de ma part : je ne suis pas une mauviette! Pourvu que nous fassions une petite halte à l'ombre de temps en temps et que je puisse avoir quelques gorgées d'eau (Mamounette y veille!) et je me sens de taille à crapahuter pendant des heures.
Repos forcé pendant quelques instants néanmoins. Enfin,même si Mamounette n'en avait pas trop envie, visite du musée Napoléon (vous savez la maison où il a vécu à partir du moment où il a été obligé de renoncer au pouvoir jusqu'au moment où l'ennui l'a poussé à tenter l'aventure de la reconquête). Oui, Mamounette n'apprécie pas trop le personnage. Elle fulmine quand elle se rend compte qu'il est le personnage le plus connu de notre île. Elle, elle préfère Pascal Paoli, le Père de la Patrie, selon elle. Elle ne comprend pas que celui qui faisait l'admiration des Philosophes des Lumières et qui avait donné le droit de vote aux femmes... en 1755 soit si peu connu hors de notre île.
Bon, revenons à notre musée. Il n'était pas interdit aux femmes. Quoique... avec la misogynie du sieur qui y avait vécu, ce n'aurait pas été étonnant... Mais il nous était interdit, à nous!!! Avis aux copains! Du coup, je n'ai vu que l'affiche de l'entrée.

Et le jardin...

L'intérieur, pas très grand et fermé, de plus, par endroits pour travaux, Papounet et Mamounette ne l'ont pas visité ensemble. L'un me câlinait dehors à l'ombre pendant que l'autre parcourait les salles au pas de course... comme un hussard, aurait dit celui qui avait habité ces lieux.
Quelques photos tout de même...

La plus grande salle. C'est dire si cela devait le changer des palais auxquels il s'était habitué...
Et la chambre de sa soeur Pauline.

Je dois avouer que cela a (un peu) ému Mamounette. Elle a le coeur tendre, la pauvrette, et quoi qu'elle puisse penser avec sa raison, une petite voix lui disait que cette villa, malgré la vue somptueuse qu'elle offrait, n'avait pas été la maison du bonheur. Cet éloignement forcé avait dû provoquer chez le pauvre exilé (un exilé est toujours pauvre...) une douloureuse prise de conscience. En effet, à part sa mère, Pauline fut la seule de la famille à rendre visite à Napoléon à Elbe. Lui qui avait tant fait pour eux...
Mais vous connaissez les shishis! Dès son retour près de moi, quelques léchouilles pleines de tendresse (et de bave
Ensuite, descente vers le port. Station prolongée dans un bar et direction le quai. Départ prévu à 20 heures. Il fallait donc y être à 19 heures. Retour sans problème...
Une journée bien remplie, ne trouvez-vous pas? Les parents, toujours inquiets, craignaient que cela ne m'ait fatiguée. Eh bien, un profond dodo réparateur et le lendemain, j'étais prête pour de nouvelles aventures... Mais ils ont préféré que je reste au calme. Dommage!
Mille léchouilles, Tatas et Tontons... pour me faire pardonner ce si long post.
Hoxane.