Camarade Tarim, félicitations pour ta nouvelle stratégie! Tu as absolument raison de ne pas te laisser imposer le rythme de la ci-devant. Il est normal que, quand TU le décides, l'ennemie soit obligée de te porter. Nombreux sont les nôtres contraints à exécuter le supplice dit du rappel dans d'horribles camps de redressement. Il est donc indispensable que nous trouvions des parades. Celle mise en pratique par le sans-culotte Tarim me semble devoir être appliquée par nous tous. Et n'ayez aucune crainte : l'ennemi tient trop à nous! Si nous refusons, comme notre camarade le fait vaillamment, d'obtempérer, c'est l'oppresseur qui accourra, inquiet, confus, repentant.
Tous, ici, sommes conscients des égards qui nous sont dus. Exigeons d'être pris aux bras, obligeons l'oppresseur à négocier avec des friandises. La célèbre sans-culotte Griotte qui s'est courageusement illustrée par maints exploits a mis au point une technique qu'elle ne manquera pas de nous communiquer.
Ici, sur le front corse, rien de bien nouveau. Je patrouille sur le terrain dès que le temps le permet. La ci-devant, occupée à jardiner, relâchant un peu sa surveillance, je peux me livrer à de saines occupations qui ont le don de mettre l'oppresseur hors de lui. Ne trouvez-vous pas révoltant, mes chers camarades, que l'indigne ennemi se permette de me dérober ce que j'ai peiné à conquérir?
Voici la proie que l'oppresseur m'a honteusement subtilisée!

Et impossible pour moi, malgré mes tentatives, de la lui reprendre! Vous comprenez, j'en suis sûre, mon indignation!
Je continue donc le combat, valeureux compagnons! Nul doute que, tous unis, nous vaincrons!
Révolutionnairement vôtre.
La camarade Hoxane.