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par A meza machja » 17 janv. 2014, 19:42
Mes amis, excusez le retard de ma réponse. La transmission à travers les lignes ennemies est difficile en ce moment.
Félicitons tout d'abord les camarades Hawaï qui, sans se concerter, ont choisi tous deux des cibles textiles. Leurs buts, certes, étaient différents.
Il s'agissait, pour l'un, de lutter contre une injustice flagrante en s'attaquant au fameux tee-shirt Superman qui a fait l'admiration du forum. Ce cadeau destiné, vous vous en souvenez, à notre camarade Guigui fut offert par l'ennemi dans l'espoir de diviser nos rangs. Ruse honteuse, vous en conviendrez... D'où notre inconditionnel soutien au vaillant HawaÏ.
La seconde, quant à elle, a tenté généreusement de cultiver l'ennemi, de lui permettre d'accéder à l'Art. Oui, camarades, l'art révolutionnaire existe! Pour preuve, la sans-culotte Hawaï! Cette admirable artiste, après avoir fait ses preuves dans l'ébénisterie d'art, s'est lancée depuis peu dans la dentelle! La diversité de ses talents est la gloire de notre mouvement. Félicitations,camarade!
Nous apprenons que, sur le front du Nord, les camarades Griotte et Houdao attendent toujours le terrain de leurs futures prouesses. Courage, valeureux sans-culottes! Nul doute, vous aurez bientôt des nouvelles de ce futur territoire. Pensez à tous les faits d'armes auxquels vous pourrez vous livrer. Le manque de vigilance des oppresseurs, occupés aux travaux, vous permettra des exploits sans pareils. A vous, cartons, gravats, pots de peinture... Nous nous réjouissons déjà de l'épopée que sera cet aménagement et espérons que la transmission sera possible afin que puissent passer à la postérité vos héroïques actions.
On nous signale que, sur le front normand, un certain calme règne. Calme tout relatif néanmoins. La camarade Chouchou ne baisse pas les armes et n'hésite devant rien. Elle a décidé, avec l'aide de la camarade Gipsy, d'utiliser une arme chimique! En effet, ces deux redoutables combattantes ont savamment mis au point un gaz asphyxiant qui a presque contraint leurs ci-devant à rendre les armes.
Quant à Canel, notre valeureux compagnon, il s'est désormais spécialisé dans la guerre psychologique, aidé en cela par des auxiliaires inattendus, ses peluches! Tous les moyens sont bons, camarades.
Vaillants combattants du front normand, reconstituez vos forces, élaborez des stratégies. En effet, le printemps sera bientôt là et la lutte pourra reprendre de plus belle.
Sur le front corse, le temps se prête plus au combat et, à part quelques courtes périodes de repos, j'essaie, au désespoir des ci-devant, de me rendre utile à notre cause.
Je tiens, malgré ma modestie, à vous signaler ce que, à l'aune de la colère ennemie, nous pouvons considérer comme une victoire. Je me suis attaquée, comme d'habitude, à l'auxiliaire ennemi, j'ai nommé le ci-devant aspirateur. Généralement, c'est quand il souffle et gronde qu'il m'intéresse. Je me jette sur lui, essaie de le mordre puis lorsque, impressionné par mon attaque, il se tait, je m'en détourne avec mépris. Là, allez savoir, pendant que la ci-devant vaquait, je ne l'ai pas lâché ce couard! J'ai attaqué de mes crocs puissants sa longue queue! Résultat? L'oppresseur, fulminant, a constaté qu'on ne pouvait plus mettre les embouts! Broutille, imaginais-je... Que nenni! Devant les vains efforts déployés par la ci-devant et sa contrariété, j'ai dû me rendre à l'évidence : j'avais fait avancer notre lutte! Quelle fierté, mes amis!
Autre point, camarades, sur lequel un révolutionnaire se doit d'être intransigeant : la nourriture! J'ai remarqué que dans notre mouvement, à part quelques redoutables sans-culottes qui, à l'image de Princesse Jessy sont parvenus à asservir l'ennemi, nous tous étions, pour la plupart, contraints d'accepter ces infâmes boulettes que les ci-devant appellent pompeusement "croquettes" et sur lesquelles ils dissertent longuement. Personnellement, cela ne me convient pas du tout! J'ai donc décidé de frapper un grand coup. Hier, la ci-devant avait les yeux rivés sur l'écran de son ordinateur. Moi, j'étais juchée sur le dossier du canapé afin de vérifier ses dires, comme toujours quand elle intervient sur le forum. Soudain, elle a senti atterrir sur son épaule un objet lourd et un peu gluant. Vous connaissez l'émotivité de l'ennemi, surtout nous concernant. Brusque sursaut! Elle a découvert, horrifiée, ce qu'était l'objet : un gros os! Pas ceux en peau de buffle pour shishis civilisés, non! Un vrai! Que j'avais subtilisé dans un sac poubelle qui attendait sagement dans le cellier fermé... Déchiqueté le sac, éparpillés les détritus! J'avais, d'un coup d'épaule sans doute, ouvert cette caverne d'Ali-Baba que les ennemis, depuis quelque temps, s'obligent à laisser fermée. "Désormais, un tour de clé!" a décrété l'oppresseur, saisi d'une épouvantable frayeur rétrospective. "Si cela avait été du lapin..." imaginaient les ci-devant horrifiés.
Bref, rien de bien héroïque... mais avec la répétition de mes petits raids, je sens l'ennemi déstabilisé...
Mes chers camarades, serrons les rangs. Tous unis, continuons la lutte!
Révolutionnaires léchouilles de la sans-culotte Hoxane.